20/10/2014

La Bourse réserve encore de bonnes surprises

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Le CAC 40 a gagné près de 20% depuis le début de l'année. Mais depuis trois jours, il a corrigé. Faut-il prendre ses bénéfices sans attendre ? Ou profiter de cet accès de faiblesse pour réinvestir à bon compte ? SOURCE IMAGE: afriqueinside.com

L'insolente progression du CAC 40 depuis le début de l'année a pris de court. Même les stratèges les plus optimistes ne s'attendaient pas à le voir s'octroyer une hausse de 20% en si peu de temps. C'est pourtant le seuil symbolique qu'il a franchi lundi.Le chiffre a frappé les esprits. Et peut-être un peu inquiété les opérateurs. Ces derniers jours, l'indice phare de la Bourse de Paris a reperdu quelques pour cent. Une sanction justifiée ? Ce n'est pas certain. Car, en dépit de la hausse, les professionnels ne jugent pas les actions surévaluées. En réalité, la belle progression du CAC 40 depuis janvier a été tirée par celle des bénéfices des entreprises. «Tout au long de l'année, les prévisions de croissance des résultats ont été revues à la hausse. Aujourd'hui, le consensus table sur une augmentation de 15% en 2014.
Les actions se paient aujourd'hui autour de 13 fois les bénéfices attendus pour 2014. Soit peu ou prou le même niveau que l'an dernier. Un niveau jugé raisonnable, surtout à ce stade du cycle économique, et avec des taux aussi faibles qu'aujourd'hui. Comparées à des emprunts d'Etat à dix ans qui rapportent 3%, les actions restent peu chères. Avec leur seul dividende, de nombreux titres affichent d'ailleurs aujourd'hui des rendements de 3%, qui rivalisent sans complexe avec ceux des obligations.


Les investisseurs ont-ils alors d'autre choix que de privilégier les actions? La Bourse est le seul marché sur lequel il n'y ait pas de bulle. Les autres classes d'actifs – les obligations, l'immobilier – sont dans des situations préoccupantes. En comparaison, les actions semblent peu risquées.


Le pétrole brouille les cartes


Même les menaces qui planent depuis longtemps sur les marchés n'inquiètent plus que modérément les stratèges financiers. Les taux d'intérêt? Leur faiblesse actuelle est une anomalie, qui devrait se corriger à un moment ou un autre. Mais, même s'ils remontent de 0,75% par exemple, cela n'empêchera pas les marchés d'actions de progresser. Le pétrole ? Pour peser sur les bénéfices des entreprises, et sur la Bourse, il faudrait que le prix du baril s'installe durablement au-dessus des 110 dollars. Toute hausse au-delà de ce point d'inflexion aura un impact sur la consommation des ménages. On a vu une première alerte en ce sens aux Etats-Unis cet été. Mais bien peu d'experts se hasardant à faire des pronostics sur l'évolution future du prix du baril, les investisseurs ont appris à composer avec cette incertitude.


Moralité, même si, à court terme, le CAC 40 n'est pas à l'abri de nouveaux accès de faiblesse, les épargnants, qui investissent souvent à plus longue échéance, peuvent rester sereins. Les stratèges anticipent encore pour eux des jours heureux en Bourse.


Cet indice, champion des grandes valeurs, devrait même à l'avenir distancer les autres indices français. Il a certes longtemps progressé moins vite que ceux qui reflètent la performance des petites ou moyennes capitalisations. Mais l'heure de sa revanche a peut-être enfin sonné.

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