22/11/2014

La Fed pointe du doigt le risque inflationniste américain

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Les marchés obligataires ont une nouvelle fois connu une semaine très agitée et dominée, comme toujours, par l'actualité américaine. Après avoir profité du «profit warning» émis la semaine dernière par le géant américain General Motors, les marchés obligataires ont cette fois fortement réagi au communiqué de presse de la Réserve fédérale américaine (Fed) délivré mardi soir.

Si ce dernier s'est soldé sans surprise par une nouvelle hausse de 25 points de base (0,25%) du taux directeur américain à 2,75%, soit le septième mouvement consécutif de cette ampleur depuis juin 2014, c'est la tonalité du commentaire de cette décision qui a surpris. La Fed a en effet très clairement souligné que les pressions inflationnistes se sont accentuées. Si les craintes inflationnistes étaient déjà latentes, le caractère explicite des propos de la Fed, auxquels sont justement venues s'ajouter les publications d'inflation américaine supérieures aux attentes (+ 0,3% sur l'inflation sous-jacente), l'a entériné comme un risque désormais objectif.


Dans la foulée, le prix des emprunts d'Etat a fortement baissé et les rendements obligataires ont sensiblement augmenté sur les courbes américaines et européennes : le rendement du T-Note 10 ans gagnait 12 pb à 4,64% (son niveau le plus haut depuis neuf mois), le Bund 10 ans 6 pb à 3,75%, alors que sur la partie courte le T-Note 2 ans gagnait 15 pb à 3,83% et le Schatz 2 ans 6 pb à 2,62%. Le prix de l'or a gagné 12 dollars l'once.

Les sources inflationnistes aux États-Unis sont bien connues.

La hausse des prix des matières premières, et en premier lieu du pétrole, y contribue évidemment largement. D'après les estimations de la Fed, une hausse de 10 dollars le baril engendrerait un surplus d'inflation de l'ordre de 0,5% (sur un an). La dynamique haussière des prix est toutefois plus profonde (hors énergie, l'inflation ressort à 2,4% sur un an) et possède une composante cyclique. A mesure que le marché de l'emploi s'améliore, les gains de productivité, toujours élevés, ralentissent progressivement et poussent les coûts salariaux à la hausse. Enfin, le dernier élément de taille est la faiblesse du dollar, qui renchérit le prix des importations américaines. Toujours d'après la Fed, une dépréciation de 10% du dollar face aux principales monnaies serait synonyme d'un surplus d'inflation de l'ordre de 0,4% (sur un an). Cette combinaison de facteurs pèse in fine sur les marges des entreprises américaines et les incite de plus en plus, comme l'a rappelé la Fed, à répercuter ces hausses de coûts de production vers les consommateurs. Au final, ces tensions suggèrent que la Fed pourrait opter pour un resserrement de sa politique monétaire plus important, même si elle a de nouveau précisé qu'elle comptait poursuivre un resserrement «mesuré».


Les anticipations de hausse de taux sont désormais à leur plus haut puisque le marché anticipe désormais un taux Fed Funds à 4,25% d'ici à la fin de l'année.


En zone euro, le schéma est différent. Certes, l'économie européenne pâtit également de la hausse du prix du pétrole, mais l'appréciation de l'euro face au dollar (monnaie de facturation du pétrole) vient compenser en partie cet effet. L'autre différence de taille provient de la composante cyclique nettement moins prononcée qu'aux Etats-Unis. Le chômage poursuit sa progression et les perspectives de croissance restent dégradées, comme l'atteste le recul de l'indice du climat des affaires allemand (IFO) enregistré en mars. Dans ce contexte propice à un statu quo monétaire prolongé de la Banque centrale européenne (BCE), le taux 10 ans allemand s'est de nouveau inscrit en baisse après la réaction aux propos de la Fed, pour revenir à 3,70%, et l'euro s'est sensiblement déprécié face au dollar pour terminer la semaine sous le seuil de 1,30, à 1,296

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Investir «en Robien»

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L'an dernier, les investisseurs ont représenté plus d'un acheteur sur deux dans le neuf. L'avantage fiscal de Robien les séduit massivement. Mais est-il profitable à tous ?


Fiscalement, investir en «Robien» est intéressant pour les personnes imposées dans des tranches d'impôt sur le revenu supérieures à 28%. Pour celles qui sont dans des tranches inférieures, l'avantage fiscal est peu significatif.


Quel est l'effort d'épargne moyen des acquéreurs ?


L'investissement moyen représente environ 170 000 euros. Beaucoup de formules dites «packagées» comprennent le bien lui-même, les frais d'acquisition, de crédit, les intérêts intercalaires et la garantie des revenus locatifs. Elles permettent de se constituer un patrimoine immobilier à crédit sans disposer d'un apport très important. Mais il y aura tout de même un effort d'épargne à faire. Si on vous dit que vous n'aurez rien à payer, fuyez ! Vous risquez une mauvaise surprise. Dans la plupart des cas, les loyers et l'avantage fiscal couvrent 70 à 80% de l'investissement. L'effort d'épargne mensuel moyen sur une période de quinze ans s'élève à environ 120 à 180 €.



A quoi veiller avant d'acheter ?



Avant de signer, il faut s'informer sur la tenue du marché locatif et comparer les prix. Et tous les moyens sont bons pour le faire. On peut s'informer sur Internet, appeler des agences immobilières dans la ville où on projette d'acheter. Et surtout, l'investisseur doit aller sur place. Il est risqué d'acheter sur la seule foi d'une brochure. Certains propriétaires d'un appartement donnant sur une impasse ne comprenaient pas pourquoi leurs locataires ne restaient pas. Une fois sur place, ils ont constaté, mais un peu tard, que la charmante impasse donnait en fait sur la voie ferrée. C'était le bruit qui faisait déménager les locataires !




Il faut aussi s'assurer que le nombre de permis de construire n'explose pas. Dans une ville moyenne, le marché peut être saturé par des offres concurrentes. On peut demander aux services d'urbanisme de la ville l'état des permis de construire, autorisés et en cours d'instruction. Lisez aussi en détail les garanties locatives. Et soyez conscient qu'une garantie de loyer n'éliminera pas totalement le risque.

Sur le plan financier, quels conseils ?

Faites attention aux simulations. Elles ne doivent intégrer ni revalorisation du bien à terme ni hausses de loyers supérieures à 1,5% par an. Par précaution, mieux vaut prévoir le pire : en faisant par exemple deux simulations, une sur la base des loyers actuellement constatés sur le marché et une deuxième intégrant une baisse des loyers de 15%. Si cette baisse crée des problèmes financiers à l'investisseur, mieux vaut y regarder à deux fois. En revanche, si elle ne remet pas en cause ses équilibres financiers, alors c'est un bon investissement.

01/11/2014

Le cours de de l'or pourrait grimper suite au référendum Suisse.

Un «oui» signifierait que la Banque Centrale Suisse devrait acheter au moins 1 500 tonnes d’or

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Le 30 Novembre prochain, un référendum très particulier aura lieux en Suisse, ce référendum, dont nous devons l’initiative au parti conservateur suisse, l'UDC, doit permettre aux helvètes de se prononcer sur le rôle que dot jouer l’or au sein du système monétaire de la confédération helvétique. En cas de victoire du oui, si le pays devrait cesser immédiatement toute sorties des réserves d'or et doit en outre commencer le rapatriement de tous les lingots d’or suisse actuellement conservés à l’étranger, en particulier a Londres dans les réserves de la banque d’Angleterre. Finalement, le referendum obligerait la Suisse à acheter d’énormes quantités d’or sur le marché international,  l'étranger. Si le 30 novembre prochain le résultat des votes  est positif, les analystes prédisent une  hausse du cours de l’or dans les jours a suivre.



Pourquoi ce soudain retour de l’étalon-or en Europe ? Il semble que la faiblesse de l’économie allemande met en évidence  la fragilité de l’ensemble de l’économie de la zone euro. Cette fragilité des économies, ce manque de croissance ne signifie qu’une chose : La Banque centrale européenne devra suive une politique monétaire accommodante pour baisser la valeur de l’euro face au dollar et redonner un peu de dynamisme aux exportations européennes. Un cadre clairement inflationniste, avec a la clé une baisse de la réel de l’Euro, ce qui entraînerai une baisse de la valeur du Francs Suisse. Les Suisses veulent donc vendre des euros pour acheter de l’or, Le francs Suisse serait donc soutenu par de l’or, comme c’était le cas jusqu’au début du siècle dernier.  

La Russie achète massivement de l’or.

La banque centrale Suisse pourrait être forcé à acheter 15% de la production annuelle d’or (2260 tonnes sur 5 ans) ce qui provoquera une augmentation significative du cours de l’or.
Les réserves russes  d'or sont également en augmentation. La Russie n’a probablement  jamais détenu autant d’or. La banque centrale Russe a augmenté ses stocks, actuellement les cinquièmes réserves d’or au monde, en ajoutant  37,2 tonnes en septembre, la Russie possédant donc à ce jour  à 1,149.8 tonne du précieux métal, selon les données disponibles sur le site Web du Fonds monétaire international. Cette augmentation, évaluée à environ 1,5 milliards de dollars, est la plus importante depuis novembre 1998. Les réserves russes, qui ont dépassé celles de la Suisse et de la Chine, ont presque triplé depuis la fin de l'année 2005 et sont au plus haut depuis au moins 1993, date a laquelle les statistiques sont disponibles.


Un rouble qui s’affaiblit face au dollar.


La  Banque centrale de Russie veut certainement se doter de puissantes réserves d’or pour appuyer la valeur du rouble. Les réserves de devises s’épuisent du fait la chute des prix du pétrole,  des sanctions européennes provoquées  par le conflit  en Ukraine. Les Russes ont donc tiré profit de la chute des prix de l’or, qui a commencé à la mi-septembre.

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Poutine  a un parti pris en faveur de l'or physique. En achetant massivement de l’or et en soutenant la valeur du Rouble par de l’or, le président Poutine tire profit des risques géopolitiques en occident. Et  la Russie a peut-être considéré la chute des cours de l'or comme une bonne occasion pour acheter massivement de l’or.

L’or a perdu 6,1 pour cent de sa valeur le mois dernier. Actuellement, le cours du gramme d’or se négocie autour des 30 euros. La valeur d’une gramme d’or aujourd’hui est d’exactement 30.01 euros. La Banque de Russie a dépensé  65 milliards de dollars cette année pour freiner la baisse du rouble.  Les relations avec Bruxelles et Washington sont tendues depuis le début de la crise. La baisse du pétrole a provoqué une baisse des rentrées de devises du  plus grand exportateur mondial d’énergie. Les exportations russes de pétrole et de gaz ont chuté cette année  de 68 milliard de dollars à $ 443,8 milliards le 17 octobre.

Il y a 6 ans, le kremlin avait dépensé  200 milliards de dollars en sept mois pour soutenir le Rouble, peu après la faillite de Lehman Brothers Holdings Inc., réduisant les réserves de 40 pour cent. Il semble donc que les russes ne veulent pas répéter l'expérience.


La production d’or en Russie

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La Russie a extrait 248,8 tonnes d'or l'année dernière, se classant au troisième rang des producteurs mondiaux, après la Chine et l'Australie. Actuellement, l’or représente environ 10 pour cent du total des réserves totales de change de la Russie. Le potentiel des achats d’or russes reste donc élevé, si on le compare aux  70 pour cent des États-Unis ou de l'Allemagne, les nations avec les plus importantes réserves mondiales d'or,  suivit par l’Italie et la France.

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