22/11/2014

Investir «en Robien»

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L'an dernier, les investisseurs ont représenté plus d'un acheteur sur deux dans le neuf. L'avantage fiscal de Robien les séduit massivement. Mais est-il profitable à tous ?


Fiscalement, investir en «Robien» est intéressant pour les personnes imposées dans des tranches d'impôt sur le revenu supérieures à 28%. Pour celles qui sont dans des tranches inférieures, l'avantage fiscal est peu significatif.


Quel est l'effort d'épargne moyen des acquéreurs ?


L'investissement moyen représente environ 170 000 euros. Beaucoup de formules dites «packagées» comprennent le bien lui-même, les frais d'acquisition, de crédit, les intérêts intercalaires et la garantie des revenus locatifs. Elles permettent de se constituer un patrimoine immobilier à crédit sans disposer d'un apport très important. Mais il y aura tout de même un effort d'épargne à faire. Si on vous dit que vous n'aurez rien à payer, fuyez ! Vous risquez une mauvaise surprise. Dans la plupart des cas, les loyers et l'avantage fiscal couvrent 70 à 80% de l'investissement. L'effort d'épargne mensuel moyen sur une période de quinze ans s'élève à environ 120 à 180 €.



A quoi veiller avant d'acheter ?



Avant de signer, il faut s'informer sur la tenue du marché locatif et comparer les prix. Et tous les moyens sont bons pour le faire. On peut s'informer sur Internet, appeler des agences immobilières dans la ville où on projette d'acheter. Et surtout, l'investisseur doit aller sur place. Il est risqué d'acheter sur la seule foi d'une brochure. Certains propriétaires d'un appartement donnant sur une impasse ne comprenaient pas pourquoi leurs locataires ne restaient pas. Une fois sur place, ils ont constaté, mais un peu tard, que la charmante impasse donnait en fait sur la voie ferrée. C'était le bruit qui faisait déménager les locataires !




Il faut aussi s'assurer que le nombre de permis de construire n'explose pas. Dans une ville moyenne, le marché peut être saturé par des offres concurrentes. On peut demander aux services d'urbanisme de la ville l'état des permis de construire, autorisés et en cours d'instruction. Lisez aussi en détail les garanties locatives. Et soyez conscient qu'une garantie de loyer n'éliminera pas totalement le risque.

Sur le plan financier, quels conseils ?

Faites attention aux simulations. Elles ne doivent intégrer ni revalorisation du bien à terme ni hausses de loyers supérieures à 1,5% par an. Par précaution, mieux vaut prévoir le pire : en faisant par exemple deux simulations, une sur la base des loyers actuellement constatés sur le marché et une deuxième intégrant une baisse des loyers de 15%. Si cette baisse crée des problèmes financiers à l'investisseur, mieux vaut y regarder à deux fois. En revanche, si elle ne remet pas en cause ses équilibres financiers, alors c'est un bon investissement.

01/11/2014

Le cours de de l'or pourrait grimper suite au référendum Suisse.

Un «oui» signifierait que la Banque Centrale Suisse devrait acheter au moins 1 500 tonnes d’or

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Le 30 Novembre prochain, un référendum très particulier aura lieux en Suisse, ce référendum, dont nous devons l’initiative au parti conservateur suisse, l'UDC, doit permettre aux helvètes de se prononcer sur le rôle que dot jouer l’or au sein du système monétaire de la confédération helvétique. En cas de victoire du oui, si le pays devrait cesser immédiatement toute sorties des réserves d'or et doit en outre commencer le rapatriement de tous les lingots d’or suisse actuellement conservés à l’étranger, en particulier a Londres dans les réserves de la banque d’Angleterre. Finalement, le referendum obligerait la Suisse à acheter d’énormes quantités d’or sur le marché international,  l'étranger. Si le 30 novembre prochain le résultat des votes  est positif, les analystes prédisent une  hausse du cours de l’or dans les jours a suivre.



Pourquoi ce soudain retour de l’étalon-or en Europe ? Il semble que la faiblesse de l’économie allemande met en évidence  la fragilité de l’ensemble de l’économie de la zone euro. Cette fragilité des économies, ce manque de croissance ne signifie qu’une chose : La Banque centrale européenne devra suive une politique monétaire accommodante pour baisser la valeur de l’euro face au dollar et redonner un peu de dynamisme aux exportations européennes. Un cadre clairement inflationniste, avec a la clé une baisse de la réel de l’Euro, ce qui entraînerai une baisse de la valeur du Francs Suisse. Les Suisses veulent donc vendre des euros pour acheter de l’or, Le francs Suisse serait donc soutenu par de l’or, comme c’était le cas jusqu’au début du siècle dernier.  

La Russie achète massivement de l’or.

La banque centrale Suisse pourrait être forcé à acheter 15% de la production annuelle d’or (2260 tonnes sur 5 ans) ce qui provoquera une augmentation significative du cours de l’or.
Les réserves russes  d'or sont également en augmentation. La Russie n’a probablement  jamais détenu autant d’or. La banque centrale Russe a augmenté ses stocks, actuellement les cinquièmes réserves d’or au monde, en ajoutant  37,2 tonnes en septembre, la Russie possédant donc à ce jour  à 1,149.8 tonne du précieux métal, selon les données disponibles sur le site Web du Fonds monétaire international. Cette augmentation, évaluée à environ 1,5 milliards de dollars, est la plus importante depuis novembre 1998. Les réserves russes, qui ont dépassé celles de la Suisse et de la Chine, ont presque triplé depuis la fin de l'année 2005 et sont au plus haut depuis au moins 1993, date a laquelle les statistiques sont disponibles.


Un rouble qui s’affaiblit face au dollar.


La  Banque centrale de Russie veut certainement se doter de puissantes réserves d’or pour appuyer la valeur du rouble. Les réserves de devises s’épuisent du fait la chute des prix du pétrole,  des sanctions européennes provoquées  par le conflit  en Ukraine. Les Russes ont donc tiré profit de la chute des prix de l’or, qui a commencé à la mi-septembre.

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Poutine  a un parti pris en faveur de l'or physique. En achetant massivement de l’or et en soutenant la valeur du Rouble par de l’or, le président Poutine tire profit des risques géopolitiques en occident. Et  la Russie a peut-être considéré la chute des cours de l'or comme une bonne occasion pour acheter massivement de l’or.

L’or a perdu 6,1 pour cent de sa valeur le mois dernier. Actuellement, le cours du gramme d’or se négocie autour des 30 euros. La valeur d’une gramme d’or aujourd’hui est d’exactement 30.01 euros. La Banque de Russie a dépensé  65 milliards de dollars cette année pour freiner la baisse du rouble.  Les relations avec Bruxelles et Washington sont tendues depuis le début de la crise. La baisse du pétrole a provoqué une baisse des rentrées de devises du  plus grand exportateur mondial d’énergie. Les exportations russes de pétrole et de gaz ont chuté cette année  de 68 milliard de dollars à $ 443,8 milliards le 17 octobre.

Il y a 6 ans, le kremlin avait dépensé  200 milliards de dollars en sept mois pour soutenir le Rouble, peu après la faillite de Lehman Brothers Holdings Inc., réduisant les réserves de 40 pour cent. Il semble donc que les russes ne veulent pas répéter l'expérience.


La production d’or en Russie

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La Russie a extrait 248,8 tonnes d'or l'année dernière, se classant au troisième rang des producteurs mondiaux, après la Chine et l'Australie. Actuellement, l’or représente environ 10 pour cent du total des réserves totales de change de la Russie. Le potentiel des achats d’or russes reste donc élevé, si on le compare aux  70 pour cent des États-Unis ou de l'Allemagne, les nations avec les plus importantes réserves mondiales d'or,  suivit par l’Italie et la France.

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29/10/2014

Délocalisations, les vrais chiffres

Faute de statistiques officielles, on a évalué le nombre d'emplois délocalisés. C'est près de dix fois moins que les restructurations...

En 2013, Arc International annonçait une réduction d'effectif de plus de 2 000 personnes. Le coup est rude pour le Nord-Pas-de-Calais. Avec 11 000 employés, le numéro un mondial des arts de la table est le premier employeur privé de la région. Il s'agit d'une délocalisation qui ne dit pas son nom, car, si les ex-Cristalleries d'Arques suppriment des emplois en France, elles ont recruté en Chine, en  et aux Emirats arabes unis. Plutôt que de délocalisation, la direction d'Arc International parle d'«adaptation de son outil de production aux conditions du marché».

Un mois plus tôt, le 9 septembre, à Evreux, les employés de Klaxon manifestaient. La maison mère, le fabricant italien de pièces automobiles Fiamm, venait de décider la suppression de 183 emplois en France, dont 161 sur les 192 de l'usine normande. Une partie de la production d'avertisseurs est délocalisée en Inde, à New-Delhi, et celle d'antennes d'autoradios en République tchèque, à Mlada Boleslav. De même, le départ de Majorette pour la Thaïlande en 2003 s'est soldé par la suppression d'environ 230 emplois. L'exil d'une marque aussi populaire avait bien évidemment frappé les esprits.

Ces délocalisations sont des drames sociaux à l'échelle locale, plus terribles lorsqu'ils surviennent dans des régions, comme le Nord-Pas-de-Calais, qui ont déjà eu dans le passé leur lot de restructurations. Mais à l'échelle du pays ? Depuis le printemps, rapports, études et notes ont fleuri sans vraiment apporter de réponse. Nous n'avons aucune statistique officielle. Selon une note de la Direction des relations économiques extérieures du ministère des Finances, les investissements industriels dans les pays en développement – qui concentrent logiquement la majorité de nos délocalisations – représentent une faible part des investissements directs étrangers (IDE), 4% seulement.

Ni statistiques, ni définition officielle non plus. En France, délocaliser est quasiment devenu criminogène. Cela n'aide pas à y voir clair. C'est pour cette raison que nous nous sommes attaché à évaluer de la manière la plus précise possible les délocalisations d'entreprises françaises. Nous avons tenté de recenser tous les cas de délocalisation au sens strict du terme. A savoir : les fermetures partielles ou totales de sites de production suivies d'un transfert de l'activité dans un pays étranger. Depuis le début de l'année, une trentaine d'entreprises ont délocalisé ou annoncé qu'elles allaient délocaliser leur production à l'étranger. Ce qui représente environ 6 000 emplois.

Avec une approche différente, l'Insee aussi s'est penché sur la question en s'attachant aux sociétés françaises du CAC 40. Celles-ci ont certes augmenté leurs effectifs hors de France de 1,3 à 2,2 millions mais parallèlement, leurs effectifs en France sont restés stables à 1,5 million de salariés.

A ce jour, les restructurations industrielles ont pesé bien plus lourd dans la disparition des emplois en France que les délocalisations. La mutation économique de notre pays n'a pas commencé avec le début des délocalisations. Notre décompte conduit ainsi à un ordre de grandeur réaliste du phénomène. Et encore avons-nous compté «large». Par exemple, nous avons intégré à notre calcul l'usine de Rennes de ST Microelectronics, transférée à Singapour, où le groupe est déjà installé depuis quinze ans, alors qu'un reclassement a été proposé à Crolles et Rousset, les deux autres sites français de ST Microelectronics. De même, nous avons retenu le cas Snappon. Cet équipementier automobile a fermé son usine et transféré son outil de production en République tchèque. Mais l'entreprise affirme que l'activité de Chartres a été réintégrée dans ses deux autres usines françaises.

Les États-Unis, qui ont été touchés avant la France par les délocalisations, ont plus de recul. Selon une étude de Bain & Company menée outre-Atlantique et inédite en France, ce n'est pas l'hémorragie. Le cabinet de conseil en stratégie s'est appuyé sur les données publiques du Bureau of Labor Statistics. Environ 40 000 emplois sont délocalisés chaque mois. Ce qui représente 1% du total des pertes d'emploi du pays. Ce qui signifie qu'un salarié américain risque cinquante fois plus de démissionner que de perdre son emploi du fait des délocalisations. Le phénomène devrait se poursuivre à ce rythme et non pas s'aggraver, selon une étude de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement : elle évalue à 3,4 millions les emplois qui pourraient quitter les États-Unis (qui comptent 293 millions d'habitants) vers les pays émergents d'ici à 2020. Soit 25 000 à 30 000 jobs par mois.

Et pourtant, l'absence de chiffres nourrit l'inquiétude, comme il y a dix ans ! . En 2003, l'économie française avait perdu des emplois. Elle en avait créé ensuite jusqu'en 2008, lorsque, à nouveau, la population active occupée a reculé : le secteur privé a perdu 67 000 emplois et le public 100 000.

Il ne s'agit pas d'un fantasme mais de la réalité quotidienne des Français qui perdent leur emploi Nos concitoyens ne s'y trompent pas. Ils ne comprennent pas pourquoi les experts minimisent l'ampleur des délocalisations. Ils ont peur, ils sont très inquiets. Ils ont raison de l'être.

Ce qui explique que les chefs d'entreprise mesurent leurs propos. Au sein de la commission PME du Medef, ils parlent de «localisations» pour la conquête de nouveaux marchés, et de «délocalisations» pour les implantations réalisées pour suivre les donneurs d'ordre dans des pays à bas coûts. Les patrons qui délocalisent préféreraient qu'on les soutienne plutôt qu'on les fustige. A peine un chef d'entreprise arrête-t-il une décision de fermeture dans sa région pour ouvrir une usine ailleurs dans le monde, que tous les élus locaux font pression sur lui pour qu'il préserve l'emploi sur place. Ce lobbying politique est particulièrement visible en France.

L'inquiétude est d'autant plus grande que les activités les plus touchées sont très emblématiques. L'automobile, par exemple. Le coût de main-d’œuvre est quatre fois moins élevé en Pologne qu'en France et les employés acceptent une plus grande flexibilité dans la planification du travail. Le salaire mensuel d'un ouvrier polonais de Faurecia est de 312 euros brut.

Plus marquant encore : même le high-tech ficherait le camp. Si la Chine est devenue l'atelier du monde, l'Inde pourrait devenir la terre d'élection du back-office de toutes les banques, compagnies d'assurances et sociétés informatiques de la planète. Nos chefs d'entreprise ont intérêt à s'implanter en Inde. Pas seulement pour délocaliser mais aussi pour décrocher des parts d'un marché d'un milliard et demi d'habitants. Dans dix ans, l'Inde sera un marché plus important que la Chine. La plus grande démocratie du monde n'est pas seule dans cette course. Les Philippines, par exemple, se posent en concurrentes de l'Inde pour les services de haute technologie à bas coûts. Trend Micro, éditeur d'antivirus informatiques, y a installé son principal centre de recherche : 450 personnes y travaillent jour et nuit, par roulement de douze heures. Les ingénieurs philippins sont anglophones, leurs salaires inférieurs de moitié aux rémunérations américaines et, en guise de vacances, ils se contentent des seuls jours féries. Là encore, quelle est l'ampleur du phénomène ? Selon une étude publiée en septembre, 1,2 million d'emplois européens liés à l'informatique ou à la finance seront délocalisés en Inde ou d'autres pays d'ici à 2025. Ce qui représente un rythme de «fuite» de 10 000 emplois par mois.

L'économiste Pierre-Etienne Bastouil dans un article paru dans la revue Sociétal, souligne que le poids de l'industrie est resté stable dans le PIB entre 1978 et 2003. Quant au recul de l'emploi industriel, il doit être relativisé : il s'explique en partie par l'externalisation du recours aux intérimaires (recensés dans les services) et à l'externalisation de fonctions tertiaires. Ce qui ne signifie pas que des activités comme le textile n'ont pas été touchées. Ce qui ne signifie pas, non plus, que les entreprises françaises n'ont pas besoin de s'adapter à la mondialisation. Justement. Il faut arrêter de stigmatiser les délocalisations, . Elles ne sont pas forcément synonymes de pertes d'emploi. Il faut analyser le phénomène à plus long terme Démonstration à l'appui à partir du cas de l'usine Renault à Vilvorde en 1997. Des centaines d'emplois ont alors été perdus en Belgique. Après ces restructurations, Renault a investi et l'entreprise a pu annoncer le recrutement de 10 000 personnes en septembre.

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